La Nuit des sans-abri de la Rive-Sud poursuit dans le même créneau qui fait sa force depuis plusieurs années. C’est donc le côté festif de cette soirée de sensibilisation qui réunira des centaines de participants au parc St.Mark le 21 octobre.

«Le but de cet événement est de rapprocher les citoyens, les voisins, leur expliquer la réalité de la pauvreté et de l’itinérance», fait valoir le coordonnateur de la Table itinérance Rive-Sud, Marco Carpinteyro, en conférence de presse à l’Église St.Mark, le 12 octobre. Une mission qui n’est pas incompatible avec l’aspect réjouissant de la soirée.

«On aime donner un style particulier, très chaleureux à l’événement. Ça doit passer par là si on veut aller chercher les gens, si on veut que notre message passe, renchérit-il. Nous avons reçu des demandes et des appels d’écoles, de jeunes, de familles qui veulent s’intégrer à la Nuit. C’est important de donner ces couleurs-là, de s’impliquer d’une autre façon.»

Ainsi, après le mot de bienvenue vers 18h30, le groupe de percussions brésilien Zuruba, fidèle à la Nuit depuis six ans, égaiera la rue Saint-Charles et le parc St.Mark. Si la pluie ne s’invite pas, les participants qui le souhaitent seront appelés à prendre part à une courte marche symbolique, à 19h.

À 20 h, ce sera ensuite au tour du groupe longueuillois La belle, le bon et les truands de prendre le relais avec du jazz, du blues et du folk-blues. «On fera plus de chansons que l’an dernier. Et s’il pleut, on s’installera dans l’église et ça va être bon quand même! Ce sera la grande messe blues!», a lancé l’un des membres du groupe, Guy Levesque.

Des activités artistiques et des témoignages suivront ensuite jusqu’à 22h45.

Plus de partenaires

Tout au long de la soirée, des activités de sensibilisation seront présentées au public par les partenaires de la Nuit des sans-abri, comme la Table de concertation en sécurité alimentaire du Vieux-Longueuil, la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie et la Coalition des organismes de l’agglomération de Longueuil pour le droit au logement.

La Table réunissant les groupes de femmes de la région en est à sa première participation à la Nuit.

«On a fait une réflexion sur la différence entre la pauvreté et l’itinérance chez les femmes, comparativement à celle que l’on connaît peut-être plus, qui touche les hommes. Il faut mettre la lumière sur ce phénomène, et l’expliquer», a fait valoir Marco Carpinteyro.

La présence des autres partenaires permettra aussi de mettre de l’avant l’impact de la pauvreté sur l’insécurité alimentaire et sur le droit au logement.

Toute la nuit

Tout comme l’an dernier, des jeunes de 16 à 17 ans du Phare de Longueuil vivront une expérience d’immersion très particulière alors qu’ils construiront des abris de carton pour y passer la nuit.

L’an dernier, la pluie en avait fait fuir quelques-uns, mais six avaient tenu le coup. «Avec la pluie, on était allé s’installer sous le pavillon. Ce n’est pas tout le monde qui a réussi à dormir!,  a relaté l’animateur et collaborateur au Phare, Jean-Marc Houle. Pour nous, ce n’était qu’une journée; pour les itinérants, ce sont des efforts à l’année.»

Source : Alie Dostie, Le Courrier du Sud – Le mercredi 12 octobre 2016

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